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Menaces

La dégradation de l’habitat et la pollution

Les populations de truites corses occupent les cours d’eau de montagne où l’activité humaine peut entraîner une dégradation du milieu. Ces sites sont soumis à une pression anthropique représentée, d’une part par des aménagements et, d’autre part, par une fréquentation importante liée à la pratique de la pêche, au pastoralisme et à la randonnée.

De ce fait, la survie de la truite macrostigma est étroitement liée à la gestion des cours d’eau. De plus, dans certains cas, les pollutions telles que les rejets domestiques insuffisamment traités perturbent le cycle de vie de la truite corse.

Braconnage

Si la truite représente aujourd’hui une ressource alimentaire marginale, il n’en était pas de même dans le passé. En effet, les habitants des villages de l’intérieur de l’île (la majorité de la population jusqu’au milieu du XXe siècle) ont toujours considéré la truite comme un aliment très important pour varier les repas – car c’était très souvent le seul poisson consommé –, et également comme un mets très prisé pour les fêtes de famille (mariages, baptêmes…).

Aussi, comme dans d’autres régions de France, il n’était pas rare que des filets soient posés, que des parties de pêche à la main

Hybridation

Les institutions de la pêche en France ont toujours favorisé dans le passé les lâchers de truites pour maintenir les populations. Cela a nécessité la domestication d’une souche sauvage de truite d’origine atlantique. Celle-ci fut alors élevée dans toutes les piscicultures et relâchées (au stade d’alevins ou d’oeufs dans les boîtes Vibert) dans une grande majorité des rivières de France.
Ce mode de renforcement des populations a commencé au début du siècle dernier, époque à laquelle on ne pouvait évaluer l’impact négatif des apports des souches allochtones sur les truites endémiques.